Ce qui se passe
En 2024, Eyone avait déjà levé 1 million de dollars, dont 855 000 $ apportés par le groupe Sonatel via son fonds VIF, complétés par la BICIS. En juillet 2025, Oyass Capital fonds d'impact lancé par le FONSIS avec le soutien de la KfW et de la Banque mondiale injecte 1 milliard FCFA supplémentaires. Eyone est l'une des deux premières entreprises bénéficiaires de ce programme stratégique. Sa plateforme connecte déjà 400 structures de santé en Afrique francophone.
Pourquoi ça arrive
Le timing n'est pas anodin. En 2024, les startups africaines de healthtech n'ont levé que 65 millions de dollars au total, soit une chute de 69 % par rapport à 2023. Dans ce désert de financement, Eyone émerge grâce à deux atouts décisifs : un ancrage institutionnel fort (partenariat avec le Ministère de la Santé pour le Dossier Patient National) et un modèle prouvé, déployable à l'échelle.
Qui gagne, qui perd
Gagnants directs : Les patients sénégalais, qui accèdent enfin à un dossier médical portable entre structures. Les hôpitaux publics, dont la coordination s'améliore. L'écosystème startup : Eyone légitime la healthtech comme secteur investissable.
Risques à surveiller : La dépendance au financement public peut freiner l'agilité. La fracture numérique équipements, connexion, formation reste un obstacle réel dans les zones rurales.